! AVERTISSEMENT ! certains passages peuvent choquer la sensibilité d'éventuelles "pièces rapportées".

Cette histoire me fut contée un soir de nuit sans lune sur fond de coyotes hurlants à la mort. Une prédiction à laquelle nul ancien ou nouveau membre de la famille Grand ne peut échapper: La Malédiction De La Gniasse©

Trembles, car toi non plus tu n'y échapperas pas.
Oh... Inutile de fuir, la Gniasse te poursuivra jusque dans le rayon papier toilette de ton supermarché. S'insinuant perfidement entre les rouleaux parfumés et les triple-épaisseur, elle attendra le moment propice où deux cadis te bloquant le passage viendront parfaire son embuscade.
C'est là que tel un chasseur à l'affut, elle bondira sur toi en une funeste embrassade.
Alors que tu croiras te dégager (non sans un certain effroi) de l'étreinte de ton beau-père travesti d'une perruque rousse et d'un peu trop de blush, tu réaliseras avec horreur que le beau-père en question n'est autre que sa charmante sœurette, officiellement connue sous le sobriquet de Gniasse.
Une fois l'ensemble du magasin alerté (par tes cris horrifiés) de la trouille bleue dont tu commenceras fébrilement à te remettre, tu croiras dans ta folie en la sympathie d'une anodine conversation.
Grave erreur... car alors qu'au milieu de tous tu abaisseras ta garde, saluant avec politesse l'étrange entité se dressant face à toi, tu verras son faciès se déformer en un oblique et inquiétant sourire. L'instinct de survie voudra te pousser à fuir mais tes jambes ne t'obéiront déjà plus. Et à l'instant où toute personne normalement constituée t'aurai gratifié d'un bonjour, la Gniasse te lâchera du plus tranchant de son timbre: "Dis, t'aurais pas un peu grossi toi?"

Crois le ou non, cette prédiction s'est toujours vérifiée. Le rayon salade me fut fatal, d'autres furent achevés au rayon lait/crème fraîche.