Un petit article qui me démange les doigts depuis un bout de temps déjà : je râle je râle, mais mes gamins sont quand même le plus beau cadeau qu’il m’ait été fait.
Alors c’est vrai, ils gueulent tout le temps sont un peu bruyants, ont la bougeotte et semblent adorer me rendre chèvre mais qu’est-ce que je les aime !

Hier par exemple, on a vécu à trois quatre un de ces petits moments dont le seul souvenir suffit à sauver leur petites têtes les jours où ils me font perdre mon calme.

Complètement séchée un peu fatiguée par les bruits et gestes dont ils étaient coupables depuis leur réveil, je me pose quelques minutes sur le canapé en donnant la consigne suivante : « Laissez-moi souffler un peu, Maman est fatiguée » (oui, tel Delon je parle de moi-même à la troisième personne du singulier parfois, et puis quand je dis « Maman » en leur faisant une petite moue cela a tendance à les attendrir plus facilement, et non je n’en ai même pas honte). Honnêtement, j’ai soufflé… allé, trente secondes à tout casser. A la trente et unième mes deux pots de colle étaient déjà contre moi à quémander un câlin. Câlin qui dégénéra assez vite aussi rappelai-je à ma troupe de calmer un peu le jeu afin de ne pas faire mal au bébé.
« Aché kéké ! » (traduisez : « Caché bébé ! ») Et voilà ma guerrière qui se met en tête de trouver le bébé, découvrant épaisseur par épaisseur (bah oué, ça caille ici) mon ventre rond. Mon grand trouvant l’occasion trop belle s’empresse alors de coller sa bouche contre ma bedaine et de faire un méga gros « prout de bouche » (si si tu sais ce que c’est : imitation d’un pet avec la bouche, un bruit très classe… bin moi j’appelle ça un « prout de bouche »). Il n’en faut pas plus pour nous faire marrer, tant moi que les petits. La guerrière y va de sa petite tentative, et hop ! Le concours est lancé, c’est à celui qui fera le plus beau.

«- prouuuuuuuuuuuuuuuuuut kéké !

- prrrrrrooooooooooooooooouuuuuuuuuuuuut le gros bébé ! »

etc etc…

J’ai fini le ventre quelque peu dégoulinant de salive, mais avec tout de même ma petite larmichette au coin de l’œil de constater qu’à leur façon mes deux loupiots avaient déjà fait une place à leur cadet(te).