Oui je sais, trois articles, c'est long pour une même histoire, mais il me fallait bien ça, et puis je fais ce que je veux, c'est mon blog non?
Alors oué... tout cela n'était pas très joyeux mais j'ai omis de dire certaines choses.

Je ne t'ai pas dit par exemple combien le Petit biscuit s'est fait tout petit tout au long de notre séjour à l'hôpital, ne s'autorisant à pleurer que 10 min avant notre sortie.

Je ne t'ai pas dit combien je nous ai senti liés l'un à l'autre quand sa santé se calquait à la mienne.

Je ne t'ai pas dit non plus combien j'ai été soulagé que les problèmes qui lui avaient été décelés alors que je le portait encore se soient envolés après sa naissance.

Je ne t'ai pas dit le réconfort que je trouvais placardé sur les murs de ma chambre parmi les dessins de mes deux grands.

Je ne t'ai pas dit la réconciliation avec ma frangine qui se trouvait dans la chambre à côté de la mienne et dans un état guère plus enviable que le mien.

Je ne t'ai pas dit la surprise de me rapprocher de ma mère avec qui j'ai plutôt toujours été en froid.

Je ne t'ai pas dit les attentions de mon médecin, jusqu'à m'appeler presque tous les jours après ma sortie.

Je ne t'ai pas dit ses excuses pour ce que j'ai enduré.

Je ne t'ai pas dit les trois sages-femmes extraordinaires que j'ai eu, leur réactivité et leur gentillesse.

Je ne t'ai pas dit les petites attentions de l'Homme, notamment dans un approvisionnement sans faille en gourmandises en tous genres.

Je ne t'ai pas dit le bonheur de lover Petit Biscuit dans mes bras le lendemain de mon second passage au bloc.

Je ne t'ai pas dit la fierté de mon Grand, portant pour la première fois son petit frère.

Non je ne t'ai pas dit tout un tas de choses pourtant jolies sur mon séjour à la maternité, mais j'aurai pu.

11_CALVIN_LUCIAN_01