Salut lecteur,

Comme tu as du t’en douter, j’étais plutôt bien occupée ces derniers temps, le blog sent donc un peu le renfermé. Non que les anecdotes ou autres clowneries manquent, mais plutôt le temps, comme bien souvent.

Aujourd'hui je vais te parler de l'anniversaire du fiston, ce joyeux moment où les potes de mon marmot investissent plus ou moins bruyamment (surtout "plus" en fait) la maison.
Dès sa première fête d'anniversaire avec les copains, nous avons compris que cela serait galère à organiser: les copains en question résidant à au moins une vingtaine de km, il n'est pas simple de motiver les autorités parentales, sachant qu'en plus neige et verglas viennent généralement pimenter les trajets (mois de janvier oblige).
Entre emplois du temps chargé, paresse (bah oui) et je m'en foutisme (tu n'as pas idée du nombre de parents qui ne prend même pas la peine de décrocher son téléphone et ainsi décliner officiellement l'invitation), il est rare de réunir plus de quatre enfants supplémentaires à la maison.
Je passe généralement 2 semaines à tenter de mettre en relation les parents concernés, organiser leur covoiturage et même proposer d'aller chercher les enfants (qui eux sont pourtant très enthousiastes) chez eux et cette année, encore plus que les précédentes, fut décourageante.

Mon bonhomme l'attendait avec une telle impatiente cette journée...voir la déception marquer chaque jour un peu plus son visage me brisait le cœur, me foutait en rogne également (j’aurai bien mis une baigne à certaines des mamans que j'ai croisées, mais parait-il que cela ne se fait pas).
Ceci-dit un petit gars a répondu présent à l'appel, puis un second... Ils seraient donc trois, ce n'est pas si mal?

Oui mais voilà, la veille, la neige a fait son entrée.

Nous n'avons pourtant brisé aucun miroir, marché sous aucun chat noir ni même croisé une échelle. Mais bon, quand t'as la guigne, il n'y a rien à faire, t'as la guigne.
Cependant le destin dut avoir pitié car la météo le jour même s'est révélée relativement clémente, permettant à nos petits invités d'arriver à bon port sans encombre.

Et tu veux que je te dise? Cela a sans doute été le meilleur anniversaire que mon Grand ai fêté. Les trois zoulous, la Guerrière aux basques, se sont éclatés dans la chambre, sautant, criant et se chamaillant à en faire trembler la maison alors que nous buvions un long café avec des parents bien sympathiques.
J'avoue toutefois avoir prié à maintes reprises pour qu'aucun des quatre éléphants ne se blesse, et pour que la chambre en ressorte dans un état à peu près potable. La réalité a dépassé mes espoirs: les enfants s'étant affairer à tout ranger (en voilà une surprise qu'elle est agréable) avant de descendre se confectionner dans la bonne humeur des costumes de chevaliers (et de princesse guerrière, n'oublions personne).

Comble du comble, c'est l'Homme qui a préparé le gouter (le lendemain la neige avait viré à la tempête).

Et puis il y avait le trésor: perruques, fausses moustaches, épées et entre autres petits jouets... la pâte à prout!
Toi qui me lis, tu te dis mouais... c'est d'un goût... Ouep, mais toi tu n'as pas 7 ans, ni 9 (mon Grand avait convié un CM1), ni même 3 comme la Guerrière.

Toi tu es vieux.

Toi tu ne sais pas que c'est fendart de malaxer cette pâte gluante et fluo, hilarant d'enfoncer tes doigts dedans (et je te défends t'interpréter de façon détournée les quelques mots précédents) et produire ainsi des bruits vraiment trop dégueus, tu ne sais pas que c'est trop cool de la faire dégouliner sur tous les supports possibles et imaginables... jusqu'aux cheveux de ta petite sœur.

Non en vrai toi t'es vieux, et tu ne comprends rien de toutes façons.

 

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