Bonjour lecteur.
Nos vacances se sont bien passées oui, je te remercie.

Et si pour l'Homme la reprise s'est faite ce matin (niark niark niark), il me reste encore un petit sursis avant la rentrée officielle. Quelques jours dont j'espère profiter pour avancer certains projets, passer de bons moments avec ma marmaille et savourer le temps, tout simplement.

Le matin notamment. J'aime le calme des matins, avant 9h30 heure convenue du lever des enfants, alors que le silence régnant dans la maison me permet une véritable pause. Tu me diras il y a les soirs également, lorsque tout le monde est au lit, oui... mais non.
Le soir toujours il y a du bruit: les cris/pleurs de la Guerrière qui refuse le sommeil, la TV, la musique parfois, l'Homme (bah oué c'est bruyant un Homme, déjà ça parle, et puis ça râle, ça bouge...). Tandis que le matin... le matin c'est moi toute seule, sans mari, sans enfants, sans ordinateur, TV ou montre.
Le matin c'est l'odeur du café frais alors que la maison s'aère, respire. Je ne sais pas l'expliquer, faire couler un café dans la fraîcheur du matin a toujours eu une saveur particulière pour moi, sans doute un truc freudien, et comme chez Freud, tout est de la faute de la mère, maman? une explication peut être?
Le matin c'est ranger tranquillement les jouets qui traînent encore de la veille, sortir petit déjeuner sous mon sapin (oui bon, en été seulement. On est d'accord que l'hiver sous 1,50m de neige, c'est tout de suite moins plaisant) car si déjeuner au lit n'est pas mon truc, j'apprécie en revanche de prendre mon premier café au soleil.
Le matin c'est aussi se lever suffisamment tôt pour arroser le jardin, cueillir le serpolet encore humide de rosée tandis que la chienne court une fois, dix fois, cent fois autour de moi. C'est écouter les oiseaux piailler tandis qu'ils nichent dans les trous de la maison (et te chient sur la tronche quand tu sors de chez toi également, tout a un prix mon pauvre ami).
Le matin c'est comme une salle de classe encore vide, tout y prend un autre aspect dans le silence, jusqu'à ce que les premiers mouvements se fassent entendre, 9h30, les pas à l'étage, les rires, les cris et c'est la vie qui commence.

En cela j'adore les vacances, ou les week-end à défaut.
Ceci-dit ces derniers jours le réveil m'a été bien difficile. Quelques insomnies, des soirées passées à bosser pour les copains Toctoctockés (je t'en parlerais bientôt Lecteur, laisse moi le temps de produire un truc correct) m'ont poussée à la grasse mat' plus qu'à autre chose. Fait qui n'échappa pas d'ailleurs à mes affreux:

"- Hé maman, comment ça se fait que tu ne sois pas levée?
- Hum? Ué cinq minutes je sors du lit..
- Mais... Mais maman...
- Quoi?...
- Mais... Mais en fait c'est pas toi qui dors normalement comme ça le matin... Allé maman...
- Oui c'est bon, je t'ai dit que je me levais.
- Mais maman ça ne va pas là... à rester au lit comme ça, tu deviens papa en fait!"