Mes enfants ne me ressemblent pas.

Mon Grand garçon tout d'abord, est une copie conforme de son paternel.
A chaque nouvelle personne rencontrée le même discours, le même air stupéfait "C'est fou ce que tu ressembles à ton papa!"

Mon Petit garçon ensuite "Oh dis-donc on dirait son grand-frère!", inévitablement suivi d'un "Une chose est sure, votre papa ne peut pas vous renier vous deux."
Oui bon ça va on a compris je crois... Une chance que je les ai portés et leur ai donné naissance sans quoi l'on pourrait croire à une équipe de mini-clones dont le nombril pourrait se trouver sur la nuque*.

Ma petite consolation, car je l'avoue je jalouse un peu cette ressemblance particulière, réside dans les quelques mots qui viennent ensuite: "En fait non le petit dernier n'a pas le même regard: il a celui de sa maman." On peut même parler de fierté car le Petit Biscuit parle très peu verbalement, certainement parce qu'il n'en a nul besoin: ses yeux toujours parlent pour lui.

Ma Guerrière enfin, se paie elle aussi la bouille de son papa à ages similaires, la féminité en plus. Ce qu'elle est belle d'ailleurs la diablesse... Elle a ce petit je ne sais quoi qui toujours me surprend. Son visage affiche un caractère bien trempé (des yeux de tueuse) tout autant qu'une douceur désarmante.
Elle est d'ailleurs terriblement agaçante parfois, snobant celui qui tente d'attirer son attention, ne répondant pas aux questions ou contrariant d'un petit air hautain la moindre requête émise: "ZA-MAIS zai dit."
Mais la demoiselle sait se faire aimer... Aussi impossible puisse-t-elle être, c'est la tendresse qu'elle inspire.

"Parfois cela me dépasse...
- Hum?
- Tu as remarqué comme la Guerrière sait être angélique et l'instant d'après insupportablement pestouille?
- ...
- Non?
- Bin... c'est ta fille... j'ai de l'entrainement pour gérer ça."

Ainsi semblerait-il que si physiquement mes mômes aient très peu de ressemblance avec moi, je sois coupable responsable de leur carafon. Toute protestation que j'ai pu émettre à ce sujet s'est d'ailleurs envolé pendant la fête d'anniversaire de mes deux grands, alors que mon frère, tentant une approche de la Guerrière se fit proprement ignorer par la demoiselle qui passa lentement devant lui avec un petit air suffisant de même-pas-je-t-adresserai-la-parole-à-toi.

 "Et bin, t'es bien la fille à ta mère toi, il n'y a pas de doute!"

*si tu reconnais cette référence là, sache Lecteur que tu as toute mon estime.